"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui regardent et laissent faire !" Albert Einstein
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Pourquoi les Etats-Unis ont-ils mis fin au principe de «neutralité du net» ?


La Commission fédérale des communications (FCC), régulateur américain du secteur, s'est prononcée pour la fin du principe de «neutralité du net». Alors que cette décision était fortement attendue, RT France vous explique les enjeux.

Que s'est-il passé ?

Le 14 décembre 2017, la Commission fédérale américaine des communications (FCC), s'est prononcée pour la fin du principe de «neutralité du net». Cette décision autorise en théorie les fournisseurs d'accès internet (FAI) à offrir des débits de données différents à différents types de clients.

Avec cette décision, la FCC aide «les consommateurs et la concurrence», a fait valoir le président de la Commission , Ajit Pai. Cela «ne va pas tuer la démocratie» ni signifier «la fin de l'internet tel que nous le connaissons», a-t-il ajouté, faisant allusion aux arguments des tenants de la neutralité.

La «neutralité du net», qu'est-ce que c'est ?

«De façon très simple, [la neutralité du net] est l'égalité de traitement des informations qui passent par les tuyaux d'internet», a expliqué à RT France, Fabrice Epelboin, entrepreneur français et spécialiste en cyberscurité et en médias sociaux. Selon ce principe, «les tuyaux ne doivent pas donner la priorité à une information par rapport à une autre et doivent traiter à égalité toutes les informations.»

En d'autres termes, en l'absence de neutralité du net, les fournisseurs d'accès internet pourraient moduler la vitesse de débit internet en fonction du contenu qui passe dans leurs «tuyaux».

Pourquoi est-ce important ?

Selon les défenseurs de la neutralité du web, sa disparition outre-Atlantique pourrait aboutir, là-bas, à la création d'un «internet à deux vitesses».

«Cela [se traduirait] très concrètement pour les consommateurs [par l'existence de] forfaits [très peu coûteux] donnant un accès illimité à Facebook et Twitter, puis, pour accéder au reste de l'internet, il faudra[it] payer [plus]», précisait le spécialiste, interrogé sur les implications de la fin de la neutralité du web aux Etats-Unis avant avant la décision de la FCC.

Une telle évolution pourrait-elle se produire en Europe ?

«D'un point de vue économique, il faut bien comprendre que la fin de la neutralité du net, c'est la fin d'un certain type d'innovation, qui est l'innovation en bout de chaîne, celle qui se fait dans un garage», soulignait Fabrice Epelboin, avant de poursuivre : «L'innovation en bout de chaîne, aux Etats-Unis, est arrivée à un stade de maturité qui a accouché des GAFA» – qui, désormais, font pression en faveur de la fin de la neutralité du net, qu'ils perçoivent comme contraires à leurs intérêts.

En revanche, en France, «mettre fin à la neutralité du net serait saborder tout cet effort [d'innovation] des start-ups». Or, «au vu de l'orientation politico-économique que l'on a en France aujourd'hui», selon Fabrice Epelboin, il est peu probable que les autorités décident de «sabrer» toute l'innovation, «qui naît à peine» dans le pays. «Cela serait complètement antinomique avec les orientations du gouvernement actuel», jugeait-il.

Samsung a lancé la production d'une puce de nouvelle génération qui permet de doubler l'espace de stockage des mobiles


Filmer de lourdes vidéos en résolution 4K avec un smartphone sera moins problématique avec 512 Go d'espace de stockage à disposition. 


Le Galaxy S9, futur fleuron de Samsung attendu pour 2018, embarquera-t-il un espace de mémoire interne inégalé de 512 Go? C'est la question que l'on peut aujourd'hui se poser à la suite du dernier communiqué en date de la firme.

Samsung Electronics a en effet annoncé le lancement de la production en série de la première solution de stockage flash eUFS (embedded Universal Flash Storage) proposant une telle capacité de mémoire.

Cette puce, qui occupe la même taille que celle actuelle de 256 Go, se destine à la prochaine génération de smartphones et tablettes, qui pourraient en contrepartie se délester de leur port pour carte mémoire microSD.

Rapide, la puce peut atteindre une vitesse de lecture séquentielle de 860 Mo/s et une vitesse d'écriture séquentielle de 255 Mo/s, selon Samsung. En pratique, il sera possible de transférer un clip vidéo Full HD de 5 Go vers un disque dur SSD en six secondes environ, soit huit fois plus vite qu'avec une carte microSD traditionnelle.