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Google Maps veut vous permettre de suivre à la trace vos amis


Il y a 20 ans, on était obligé de se donner une heure précise pour un rendez-vous et de s'y tenir. Avec les téléphones portables, on peut facilement le décaler. Et bientôt, l'endroit exact du rendez-vous n'aura pas vraiment d'importance non plus, car on pourra suivre à la trace ses amis en temps réel.

C'est en tout cas la vision de Google, qui vient de dévoiler la future mise à jour de son service de géolocalisation Google Maps. Le moteur de recherche va en effet permettre aux utilisateurs de son application, sur Android comme sur iOS, de partager leur position avec leurs contacts.

Il suffira à l'utilisateur de taper sur sa position, puis de sélectionner l'option. Reste alors à choisir avec qui partager la position et pendant combien de temps. Cela peut même être indéfiniment, ce qui fait un peu froid dans le dos.



L'utilisateur avec qui vous avez partagé votre position verra votre photo de profil sur sa carte. Si cette fonctionnalité sera facilitée entre contacts Google, il sera également possible d'envoyer un lien à quelqu'un via n'importe quelle application de messagerie. La personne pourra alors afficher votre position dans son application Google Maps, voire même sur le site internet tout simplement.

Autre possibilité: partager son itinéraire. Vos amis saurons donc exactement à quelle moment vous arriverez à la soirée. On peut évidemment imaginer des usages plus détournés et bien moins sympathiques, comme des parents obligeant leur enfant à activer le partage de géolocalisation, voire dans un couple où le soupçon d'adultère pèse. Bref, les exemples d'usages détournés ne devraient pas manquer.

Gregory Rozieres

«Umbrage» : où comment la CIA fait porter le chapeau de ses piratages à ses ennemis


WikiLeaks montre que la CIA utilise des programmes malveillants développés par d'autres acteurs. Ils se voient donc accusés des méfaits commis par l'agence, ce qui remet en question le piratage par la Russie du parti démocrate américain.

Un nouvel élément émerge des documents contenus dans le lot Vault 7 diffusés par WikiLeaks : la CIA est en mesure de masquer ses propres actions de piratage et de faire croire qu'elles sont le produit d'un autre acteur, comme la Russie ou la Chine.

WikiLeaks montre comment, à travers le programme Remote Development Branch (RDB) «Umbrage», la CIA collecte, enregistre et archive les techniques de piratage utilisées par d'autres acteurs. L'agence de renseignement peut par la suite les réutiliser, en laissant les «empreintes» des créateurs de ces programmes malveillants et agir ainsi de façon «invisible». Toute technique de piratage laisse en effet des «empreintes» qui, une fois analysées, permettent de définir qui en est à l'origine.



Le programme Umbrage de la CIA a donc deux objectifs : s'approprier les techniques de piratage utilisées par les autres, mais aussi, les faire accuser lorsque l'agence américaine les utilise pour son propre compte.

Le piratage du parti démocrate

A l'aune de ces informations, une nouvelle lecture des accusations portées contre la Russie, qui aurait piraté les serveurs du parti démocrate américain, se fait jour. Kim Dotcom, célèbre défenseur des libertés du net et ennemi intime du gouvernement américain ne s'est d'ailleurs pas privé de soulever cette hypothèse.

L'entreprise Crowdstrike, spécialisée dans la sécurité informatique et proche du think tank Atlantic Council, a révélé que les pirates informatiques avaient laissé «des indices» qui accusaient des hackers russes, une assertion maintes fois reprises par les responsables américains, bien que jamais étayée.

Selon Crowdstrike, le programme informatique malveillant retrouvé dans les ordinateurs du parti démocrate était programmé pour communiquer avec les adresses IP associées aux Fancy Bears et aux Cozy Bears, des groupes que l'entreprise accuse d'être contrôlés par les services de renseignements russes.



Mais la révélation de l'existence du programme Umbrage laisse Michael Maloof, un ancien responsable du Pentagone, songeur. Interrogé par RT, il s'est ouvertement demandé si la technique n'avait pas été utilisée par la CIA pour faire accuser la Russie d'avoir piraté les serveurs du parti démocrate : «C'est la grande question.»