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Le dark web piraté : 20% du réseau rendu inaccessible


Après avoir trouvé du contenu pédopornographique sur plusieurs sites d'un des principaux hébergeurs du dark web, un hacker l'a piraté. Ce faisant, il est parvenu a rendre inaccessible près d'un cinquième du réseau, soit plus de 10 000 sites.

Un pirate informatique se réclamant du groupe Anonymous a hacké l’un des principaux hébergeurs du dark web, Freedom Hosting II. Il a rendu tous ses sites inaccessibles, soit près de 20% de l'ensemble du réseau.

Le dark web définit des sites hébergés sur un réseau anonyme (dont les adresses se terminent par .onion) qui ne sont pas indexés dans les moteurs de recherche et ne peuvent être consultés que via le navigateur Tor, garantissant ainsi l’anonymat de ses utilisateurs.

Quand ils ont voulu accéder à ces sites le 3 février, les internautes ont vu le message suivant s'afficher : «Bonjour Freedom Hosting II, vous avez été piratés. Nous sommes déçus… Voici un extrait de votre page d’accueil : "nous avons une politique de tolérance zéro à l’égard de la pornographie infantile", pourtant ce que nous avons trouvé sur vos serveurs, c’est plus de 50% de pornographie infantile».

Interrogé par le magazine Newsweek, le pirate a expliqué que son action a été motivée par le fait d'être tombé sur plusieurs sites pédopornographiques alors qu'il naviguait sur le réseau. Selon lui, l’hébergeur ne pouvait pas ignorer la nature des contenus stockés sur ses serveurs, parce qu'ils dépassaient le quota d'hébergement «gratuit». Freedom Hosting II était donc payé par ces sites pour l'utilisation de ses services et «savait qu’il les hébergeait», a t-il confié au site Motherboard.

Après avoir tenté de vendre les donnés – excepté les images pédopornographiques – pour 0,1 bitcoin (environ 100 dollars), le hacker a finalement choisi de les diffuser.

La version originale de Freedom Hosting avait été fermée en 2013 par le FBI. A l’époque, le service hébergeait environ la moitié du dark web dans son ensemble.

Qosbee, l'appli indépendante qui vous dit quel opérateur mobile il vous faut




Vous êtes en train de regarder une vidéo sur votre smartphone ou de jouer à un jeu en ligne et là, horreur, plus de réseau. Si vous avez un smartphone, cela vous est surement arrivé. On se demande alors si l'herbe n'est pas plus verte ailleurs. Mais savoir qui est le meilleur opérateur mobile n'est pas une mince affaire.

S'il existe bien sûr un classement officiel, réalisé par l'Arcep, le régulateur des télécoms, celui-ci est plutôt général, et même la carte géolocalisée est difficile à maîtrisée. C'est pour répondre à cette question qu'a été lancé Qosbee, une application disponible sur iPhone et Android.

Entièrement gratuite, elle vous permet de savoir, en fonction de votre localisation, qui d'Orange, Free, SFR ou Bouygues propose le meilleur service. Une fois l'application installée, il suffit de lancer le test pour connaître le classement des opérateurs à l'endroit où vous vous trouvez. Le détail en fonction de l'usage (téléchargements, envoi, navigation web, youtube) est également disponible.

Qosbee permet également de calculer quel est le meilleur opérateur en fonction des différents lieux où vous avez le plus l'habitude d'utiliser votre smartphone, ou simplement en rentrant plusieurs adresses. C'est un algorithme qui s'occupe de faire les moyennes, en prenant en compte le type de connexion, mais aussi la qualité de celle-ci dans le temps. Il est également possible d'avoir un diagnostic plus personnalisé sur sa connexion actuelle, à l'instar de nombreuses autres applications.

Entre-aide indirecte

Comment ça marche? "Qosbee fonctionne avec des mesures récoltées par des professionnels, mais également via "crowdsourcing", précisent au HuffPost Fabien Renaudineau, PDG, et Thierry Moncorger, directeur du marketing. En clair: ce sont les tests réalisés par les autres utilisateurs qui sont utilisés par l'algorithme pour comparer les connexions.

Qosbee venant de se lancer, elle se base surtout sur une autre application, 4GMark. Celle-ci permet de tester la connexion de son smartphone et appartient au même groupe français, QoSi, qui travaille notamment avec l'Arcep. "On parle de plus d'un million d'échantillons dans toute la France", expliquent les fondateurs. Ces données sont d'ailleurs utilisées par le site ZDnet dans leur "benchmark des connexions mobiles".

Evidemment, plus il y a eu de mesures réalisées près de vous, plus le résultat sera adapté à votre localisation exacte. Mais ce qu'espèrent les fondateurs, c'est que QosBee connaisse le succès afin de devenir de plus en plus précis. "C'est un peu le Waze du smartphone", affirment-ils. Surtout que l'application effectue des relevés régulièrement, afin de vérifier la qualité de la connexion tout au long de la journée.

Des données anonymisées

Pour autant, les créateurs de Qosbee affirment que ces opérations ne consomment pas beaucoup de données. C'est une sorte de photographie rapide de l'état du réseau à un instant précis.

Vous vous demandez peut-être quelle est la contrepartie? Aucune, selon les fondateurs de l'application. "Les données récoltées sont techniques et anonymes et l'application est entièrement gratuite", affirment-ils.

Pour gagner de l'argent, la société mise sur les entreprises et institutions qui auraient besoin de données plus précises. Pour savoir par exemple quel type de forfait fournir à des centaines d'employés partout en France. Pour la société, le succès de Qosbee permettra d'affiner leurs mesures et de proposer des analyses de plus en plus poussées, pour ses clients et pour le public.

Reste à voir si, même si la majorité des forfaits sont maintenant sans engagement, vous aurez le courage de tester un nouvel opérateur supposé plus performant.

Gregory Rozieres